Prisons en peine
Alors que la surpopulation carcérale ne cesse de s’aggraver. Que l’encellulement individuel est encore reporté malgré une Loi votée en 2005 qui le rendait obligatoire. Que Rachida Dati dans son avant-projet de Loi transmis au Conseil d’Etat pêche par manque de moyens et peut-être aussi d’une volonté politique qui se veut de plus en plus répressive et qui oublie singulièrement la prévention.
- Que dire en effet du projet de réforme de l’ordonnance de 1945 qui vise à rendre les jeunes de moins de 13 ans accessible à une sanction pénale ? -
Jean-Marie Delarue, conseiller d’Etat vient d'être nommé au poste nouvellement créé de Contrôleur général des lieux de privation de liberté Un mandat de six ans pour cet homme dont le parcours ne saurait trahir l’honnêteté. Il disposera de 18 collaborateurs pour exercer un contrôle sur l’ensemble des 5800 lieux d’enfermement : prisons, locaux de garde à vue, centres de rétention, hôpitaux psychiatriques. J.M. Delarue est optimiste et pense que malgré de modestes moyens, il parviendra à une amélioration des conditions de vie dans ces lieux très fermés. Souhaitons-lui bon courage !
Un petit geste du gouvernement français pointé du doigt par différentes instances internationales pour la situation dégradante d'incarcération dans les prisons françaises.
Qu'auraient pu répondre les détenus au sujet du bac philo de la série ES : "Peut-on désirer sans souffrir ? "
Pour en savoir plus sur les conditions de détentions et les propositions pour "moins de prison" : l'Observatoire international des prisons http://www.oip.org/