Là-bas dans les îles : Guadeloupe, Tahiti, Madagascar,...

Publié le par marine

Sur les îles, les pouvoirs sont plus concentrés, les inégalités plus criantes, le passé plus présent. Quand elles se rebellent, il leur faut beaucoup insister pour que quelqu’un se penche sur leur malaise.

 

La Guadeloupe tient bon sa grève générale depuis le 20 janvier, la Martinique suit. Et ça tombe mal pour le gouvernement qui va avoir bien du mal à satisfaire certaines des revendications sans qu’elles soient immédiatement reprises à l’échelle nationale. Yves Jégo, le secrétaire d’Etat, ne doit pas se sentir très à l’aise et ce d’autant après avoir été convoqué par le premier ministre, François Fillon pour être recadré, le mouvement s’est durci.

 

Tahiti, l’indépendantiste Oscar Temaru qui reprend les rênes du pouvoir pour la quatrième fois depuis 2004. Redevenu président de la Polynésie française, il succède à Gaston Tong Sang,  le président démissionnaire grâce au soutien des neuf voix autonomistes du Tahoeraa du vieux lion sur le retour Gaston Flosse, mais aussi de dix autres élus autonomistes alliés jusque-là à Gaston Tong Sang. Le score ne garantit pas la stabilité de la Polynésie française. Composé de quatre entités, en plus de l'Union pour la démocratie (UPLD), cette nouvelle majorité, va vite se retrouver à l'épreuve des exigences de chacun. Et ceux dès la répartition des 15 portefeuilles ministériels entre les partenaires.

 

Madagascar, dans la lutte sanglante que se mène le président Marc Ravalomanana et le maire destitué d’Antananarivo, Andry Rajoelina, une centaine de personnes sont mortes depuis le 26 janvier dans les violences qui ont émaillé le conflit entre les deux hommes, dont au moins vingt-huit tuées le 7 février par la garde. L’ancien maire exige le départ du président, rien de moins. Il compte annoncer la liste de son "gouvernement de transition" prochainement. Les négociations entre les deux hommes ont débuté, en coulisse le 11 février sous l’égide des Nations unies et des églises locales. Un bon duel du temps jadis pour régler ce conflit ça aurait plus d’allure et ne ferait qu'une victime.

 

Il faudrait aussi évoquer Sri Lanka et son meutrier conflit entre les tigres Tamouls et l'armée, Java et son menaçant volcan... j'en oublie

Alors Charles Aznavour n'est plus dans le coup, la vie ne serait pas moins pénible au soleil même avec l’océan, les plages…. .

 

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