Sri Lanka : guerre et paix

Publié le par marine

Le président Mahinda Rajapaksa en avait fait le fer de lance de sa campagne électorale . Ce radical extrême affirmait que le seul moyen d’en finir était « d’abattre les Tigres jusqu’au dernier » (Il me semble qu'il a élargi ce propos à l'ensemble des tamouls mais n'en suis pas sure). Avec une rage toute militaire au détriment des civils, il a lancé son armée contre la guérilla séparatiste des Tigres de libération de l’Eelam tamoul (LTTE).

 

La guérilla décapitée - le corps du leader des Tigres tamouls aurait été retrouvé et identifié – a baissé les armes. Et maintenant que va-t-il se passer ? Le président tout à sa victoire sur ce qu’il nomme le terrorisme ne semble pas avoir penser à l’après guerre, délicat moment où il faudra bien considérer les causes du conflit pour tenter d’y porter remède et que va-t-il advenir des 100 000 réfugiés placés dans les camps et comment surmonter le désastre économique dans les régions à majorité tamouls. La paix, un combat plus difficile à gagner que la guerre.

 

Depuis le 11 septembre 2001, les Etats s’autorisent des interventions au-delà de ce qui serait nécessaire pour mater les rébellions qui mettent en péril le principe de souveraineté des pays. Et les Etats brandissent haut et fort la lutte contre le terrorisme pour justifier d’inhumaines pratiques, de sanglantes offensives. Ce conflit qui n’a trouvé sa place dans les pages des quotidiens que de temps à autre a fait les frais de cette nouvelle donne. Il a toutefois moins passionné les rédactions et les intellectuels que le conflit palestinien.

 

Ainsi va la guerre et la paix, il y en a de plus ou moins médiatiques mais au bout du compte la communauté internationale reste trop souvent aux abonnés absents et ses menaces diverses ne font plus peur à aucun chef d’Etat.

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Publié dans Noir

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