Luc Ferry versus allocataires du RSA

Publié le par marine

 

L'affaire Ferry pourrait rendre violent. Franois Morel l'exprime sans mâcher ses mots. Et il y a matière. Il y a quelques semaines, le philosophe - a-t-il réfléchi à ce que la philosophie pourrait lui apporter personnellement - se rebellait sur les ondes devant cet incompréhensible succès, disait-il, du livre de Stéphane Hessel "Indignez-vous" au prétexte que selon lui l'indignation ne vaut pas grand chose. A l'écouter, mes oreilles s'échauffaient à double titre : celui de son raisonnement mais aussi celui du ton condescendant qui traitait Stéphane Hessel comme un de ses mauvais élèves qui n'arriveront jamais à rien.

 

Il a été bien mal inspiré de se pavaner à la télévision car en plus d'être fustigé pour avoir parlé à tort et à travers, le voilà dénoncé pour avoir indûment touché de fort bons salaires de l'université pour des cours qu'il n'a pas dispensés. L'histoire pourrait s'arrêter là et nous donnerait déjà de quoi nous indigner. C'était sans compter Matignon.... qui aime toujours ajouter de l'huile sur le feu. En décidant de rembourser les sommes dues par le professeur de philosophie indélicat, le gouvernement  sort une fois de plus de son rôle.   Est-ce le silence qu'il achète ainsi ?

 

L'information met les tripes à mal. Que vont penser les allocataires du RSA, eux que, certains membres du gouvernement aimeraient bien voir travailler gratuitement, parce que tout de même, clament-ils, il ne faudrait pas encourager leur paresse et surtout il serait bon qu'ils comprennent que les sommes que nous leur versons et dont ils profitent généreusement, méritent un peu de travail...

 

Voilà, une fois de plus illustrée, une politique sociale d'un gouverment toujours prompt à voler au secours des plus riches... ! Et il voudrait que nous conservions notre calme !

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Publié dans rouge

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C
<br /> Et oui, Marine, nous sommes habitués à ce genre de discours... Nous , les travailleurs sociaux qui avont servi à calmer les réactions des "bénéficiaires" des différents systèmes de "cache-misère"<br /> mis en place par les gouvernements (de droite comme de gauche, d'ailleurs!) Nous avons servi de leurre et nous étions sincères en dispensant nos conseils avisés. D'ailleurs, nous étions sortis "du<br /> sérail", autrement dit de la misère sociale mais nous étions les plus chanceux: ceux qui, malgré la misère, avaient pu se faire une culture... Et nous encouragions ceux qui n'avaient pas eu notre<br /> "chance" en leur donnant toutes les astuces qui nous avaient permis de "nous en sortir". Nous étions en CDD bien sûr. Nous avions plusieurs employeurs, bien sûr. Et nous nous inscrivions au chômage<br /> aussi assez souvent, bien sûr. Nous avons été aussi les "baisés" de cette histoire politico-économique très contemporaine. Et déjà, en 88, le discours général culpabilisait les exclus plutôt que<br /> les "gagnants" du système. Déjà on pointait un doigt accusateur sur le "bénéficiaire" (quel terme!!!) du CES (le fameux Contrat Emploi Solidarité de l'époque) Le qualificatif était même passé comme<br /> nom commun. On disait de quelqu'un qu'il était "CES", dans les communes, les mairies;les administrations publiques étant les premières à utiliser les nombreux avantages de la formule.<br /> On imaginait la chose comme provisoire mais 25 ans plus tard on a juste changé l'acronyme. Le système est toujours le même : on marginalise, on culpabilise et on exploite un peu plus... (Tiens, je<br /> remarque que c'est le même processus dans les viols "domestiques")<br /> Bientôt, on aura réinventé l'esclavage dans toute son acception...<br /> Pendant ce temps-là, d'autres se servent du système pour se faire porter par les finances publiques, autrement dit PAR NOS CONTRIBUTIONS FISCALES ET SOCIALES et, du haut de leur "privilèges<br /> éhontés" se permettent de juger les exclus qu'ils ont participé à fabriquer... Je suis en colère, depuis 25 ans je suis en rage... Alors "ta gueule" à tous ceux qui nous ont pris pour des "cons'<br /> tous ceux qui profitent du système que le citoyen lambda alimente. Je me sens souvent un hamster dans sa roue quand d'autres se prélassent dans leurs "passe droit". SUFFIT!!!<br /> A quand une révolution des consciences. Un peu plus de François Morel chaque jour ferait un bien immense (à la place du duo IMBECILE qui fait une pub décérébrée pour une compagnie d'assurance<br /> voleuse (péonasme flagrant et caractéristique))<br /> Voilà, juste un témoignage du terrain, où l'on parle vrai et cru parce qu'on sait ce que travailler veut dire!!!<br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> Merci Chris pour votre témoignage. venu d'une saine colère.<br /> <br /> <br /> Je suis en phase avec vous et en colère depuis quarante ans. Et cette colère ne passe pas. Et ce qui me désole voire me désespère, est que le vote de citoyens adultes à présent éclairés par une<br /> information multiple reconduise à la tête de leur pays les dirigeants qui agissent ainsi pour le profit de certains. Et je me demande jusqu'où ces citoyens acceptent d'être ainsi pressurés.<br /> <br /> <br /> Il me vient à l'esprit cette phrase que Louis Nedeermeyer a proncé à Dachau en 1942 :<br /> <br /> <br /> Quand ils sont venus chercher les communistes Je n’ai rien dit, je n’étais<br /> <br /> <br /> Quand ils sont venus chercher les syndicalistes Je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste<br /> <br /> <br /> Quand ils sont venus chercher les juifs Je n’ai rien dit, je n’étais pas juif<br /> <br /> <br /> Quand ils sont venus chercher les catholiques Je n’ai rien dit, je n’étais pas catholique<br /> <br /> <br /> Puis ils sont venus me chercher Et  il ne restait plus personne Pour dire quelque chose.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />