Alzheimer : la confusion mentale
« J’ai la mémoire qui flanche, j’me souviens plus très bien….. » (Marcel Brasey, 1998)
Alzheimer sous le feu des projecteurs depuis que Nicolas S en a fait une affaire qu’il veut personnelle comme toutes les affaires qu’il prétend traiter. A chaque quinquennat sa maladie grave. En son temps Jacques C s’’était penché du haut de son pouvoir sur le cancer. Tandis que la myopathie sur lesquelles s’étaient greffées en toute logique, les maladies génétiques, a un peu perdu de son attrait compassionnel.
Alors que tout le secteur santé manque de moyens, que les infirmières doivent s’occuper d’un nombre croissant de malades, que les médecins urgentistes n’en peuvent plus de faire des heures supplémentaires, que nos belles campagnes se désertifient sur le plan médical, il est intéressant de constater les paradoxes soulevés par les actions du gouvernement sur cette maladie phare.
- Un nouveau plan Alzheimer, le troisième en six ans, 1,6 milliards d’euros sur quatre ans, financés en grande partie par les franchises médicales. Mais il y a peu, le lundi de pentecôte est redevenu férié : le plan solidarité grand âge (2006) perd une partie de son financement ?
- Créer une fondation de coopération scientifique et y faire travailler les meilleurs chercheurs français et étrangers. Dans le même temps, l’état de la recherche en France (son budget minimaliste, le CNRS vidé de sa substance,…) fait fuir de nombreux chercheurs du territoire.
- La prise en charge des malades améliorée avec création de consultations spécialisées et de centres de mémoire En septembre 2004 déjà, le plan Alzheimer de Philippe Douste-Blazy, alors ministre de la santé, avait fixé un objectif pour fin 2007 de 15.500 places d'accueil et d'hébergement temporaire, sur lesquels 7.000 seulement ont été créées dans les délais.
- Pour mémoire : en décembre 2007, vote de nuit par les sénateurs d’un amendement modifiant une des dispositions de l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA). Cet amendement, présenté par Philippe Marini (UMP) et Jean Arthuis (UDF), avec des modifications proposées par Michel Charasse (PS), exigerait des héritiers d’un bénéficiaire de l’APA le remboursement de l’allocation après son décès, sur la partie de la succession supérieure à 100 000 euros. 60 % du coût financier de l’accompagnement d’une personne touchée par la maladie d’Alzheimer est aujourd’hui à la charge de sa famille selon Arlette Meyrieux, présidente de l’association France Alzheimer.
Sorti sur les écrans fin janvier, « Cortex », de Nicolas Boukhrief met en scène un ancien flic atteint de la maladie d’Alzheimer. André Dussolier par sa performance d’acteur tient le film de bout en bout, jouant à merveille la confusion mentale.
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